Le danger des réseaux sociaux pour les enfants

Réseaux sociaux : 4 potentiels dangers pour les enfants

Vous venez d’offrir un smartphone à votre enfant, pré-ado, adolescent pour son anniversaire ? Il est essentiel que vous règlementiez le temps pendant lequel il s’en sert. L’utilisation excessive de ce gadget peut l’exposer à plusieurs risques. Au nombre de ces derniers figurent les dangers des réseaux sociaux. En effet, ces canaux de divertissement ne sont pas si inoffensifs que vous le croyez. Ils sont responsables de nombreux troubles. Sur les plus petits, leur impact est encore plus énorme. En tant que parent, il est donc de votre devoir de prendre des mesures préventives. Pour ce faire, vous devez cependant avoir connaissance des différents risques des réseaux sociaux. Découvrez-les.

L’addiction aux réseaux sociaux

L’addiction constitue l’un des principaux dangers qui guettent les jeunes enfants en cas de surexposition à un réseau social. En réalité, lorsque votre enfant se rend très tôt sur Facebook ou YouTube, il risque d’en prendre l’habitude. La raison est simple. Les médias sociaux proposent une variété d’activités qui captivent en créant un besoin incontrôlable d’y rester et d’y revenir. C’est avec les « j’aime » et les demandes d’amis qui permettent au jeune de s’affirmer et construire son identité dans le monde virtuel. Il a l’impression de se sentir aimé, de se sentir peut-être moins seul et faire parti d’un groupe « d’amis » ; ce qui le pousse à passer toujours et encore plus de temps sur la plateforme sociale.

La rencontre de nouvelles personnes à travers les demandes d’amis, le visionnage de médias et les jeux-vidéos ne sont que quelques exemples parmi tant d’autres. Si vous souhaitez protéger votre enfant du risque d’addiction, il est donc essentiel que vous réguliez son temps d’écran et que vous l’aidiez à choisir du contenu de qualité, des applications et activités intéressantes en ligne. En résumé du temps d’écran de qualité et utile !

L’accès à des données inappropriées

En s’aventurant sur les réseaux sociaux, votre bout de chou risque également d’accéder à des contenus inappropriés. En effet, sur les plateformes qui font le buzz circulent une large variété de médias. Ces derniers peuvent être très choquants pour les tout-petits qui ne savent pas faire la part des choses.

Sur Snapchat et Instagram par exemple, il est possible de tomber sur des images pornographiques, des vidéos d’extrême violence voire des photos de promotion de la drogue. Pourtant, ces réseaux possèdent une politique sur la diffusion des contenus visant à protéger la sensibilité de leurs utilisateurs.

D’autres dangers peuvent guetter les enfants : l’algorithme de recommandation de vidéos sur You Tube. Au départ on peut regarder un match de boxe par exemple, puis les vidéos s’enchainent et laissent place à des matches de boxe dans la rue et enfin des combats de rue, puis des accidents de rue, des morts et de la violence urbaine… ça peut aller très vite et en quelques vidéos l’enfant visionne des scènes éloignées des vidéos de départ.

Pour le développement de l’enfant, assurez-vous donc qu’il nese rend pas seul sur ces réseaux sociaux. Les réseaux sociaux sont autorisés à partir de 13 ans, néanmoins le consentement des parents est désormais requis conjointement à celui du mineur. Les adolescents âgés de 15 ans peuvent créer seulsleurs comptes sur les réseaux sociaux, comme un majeur.

N’hésitez pas à installer une application de contrôle parental sur sa tablette, son smartphone ou son ordinateur afin de le protéger. La priorité étant de l’accompagner et de ne jamais le laisser seul naviguer sur le net.

Pour le développement de l’enfant, assurez-vous donc qu’il ne se rend pas seul sur ces réseaux sociaux. N’hésitez pas à installer une application de contrôle parental sur sa tablette afin de suivre son activité sur les réseaux sociaux et l’accompagner.

Le contact avec des personnes malveillantes

Lorsque votre jeune enfant reste accroché à l’écran de son téléphone portable sous prétexte de discuter avec ses amis, il encourt aussi le risque d’entrer en contact avec des individus malveillants. En effet, il n’y a pas que des personnes bien intentionnées sur Viber, Wechat ou encore Facebook Messenger.

Une bonne partie des utilisateurs actifs de ces médias sont des prédateurs et des agresseurs sexuels. Pour rester dans l’anonymat, ils ont le plus souvent recours à une variété de stratagèmes. Au nombre de celles-ci figure l’usurpation d’identité.

Cela est si bien orchestré que les pages de réseaux sociaux de ces derniers paraissent inoffensives même aux parents. Pour éviter que vos enfants, collégiens, lycéens ne fassent de mauvaises rencontres, vous devez donc les sensibiliser sur lesdangers des réseaux sociaux et cette éventualité. 

Avec la règle des 3-6-9-12 mise en place par Serge Tisseron, psychiatre, elle prévoit que ce n’est qu’à partir de 9 ans que l’enfant pourra être initié à internet, toujours sous la surveillance de ses parents ou d’un adulte. Il convient de lui rappeler 3 règles essentielles : « tout ce que l’on y met peut tomber dans le domaine public, tout ce que l’on y met y restera éternellement, et tout ce que l’on y trouve est sujet à caution, c’est à dire qu’il ne faut jamais le croire avant d’en avoir la confirmation par d’autres sources ».

C’est à partir de 12 ans et, si l’enfant maîtrise internet et ses règles, il pourra alors désormais surfer seul. Il est tout de même conseillé de laisser l’accès à l’ordinateur dans un endroit de la maison avec du passage.

Les arnaques virtuelles

Vous vous demandez si ce sont les seules menaces auxquelles les enfants sont exposés sur les réseaux sociaux? Sachez que les arnaques virtuelles sont un autre danger auquel s’expose votre loulou quand il s’aventure sur ces sites. 

En réalité, ils constituent le lieu par excellence où circulent les Fake-news. On y retrouve des contenus malveillants, des spams et des arnaques virtuelles qui ont recours à des liens corrompus insérés sous des mots-clés. 

En notre qualité d’éducateurs, nous devons donc prendre le soin de sensibiliser nos enfants à ces risques. Pour les aider une campagne de prévention réalisée par des YouTubeurs qui relaient dans de courts messages vidéo pour inciter à être prudents dans l’usage d’Internet.

Le cyberharcèlement

Le cyberharcèlement est un phénomène tout aussi courant que les arnaques. En effet, avec l’avènement d’ Internet, les harceleurs n’ont plus besoin de sortir pour interagir avec les enfants. Il leur suffit de se connecter sur les médias sociaux pour trouver de nouvelles cibles. Le cyberharcèlement peut prendre la forme d’insultes, d’intimidation, de moqueries ou menaces en ligne. Mais aussi de diffusion de rumeurs, la création d’un groupe, d’une page ou d’un sujet de discussion sur un réseau social à l’encontre d’une personne. Enfin souvent cela peut-être la publication de photos ou vidéosembarrassantes compromettantes ou humiliante d’une victime.

Limiter les écrans et l’utilisation d’un contrôle parental ne suffit pas toujours à assurer la protection des enfants. Les risques sont certes amoindris, mais ils existent toujours. Pour réagir et se faire aider en cas de cyberharcèlement il existe une plateforme téléphonique le 3018

A titre préventif, pour vous aider des nouvelles ressources sont disponibles :

Suite à Journée mondiale pour un Internet plus sûr (Saferinternet day) qui a eu lieu le 8 février dernier, le site FamiNum.com a été lancé officiellement. Cette plateforme propose aux parents, familles des solutions pour désamorcer les problèmes liés à l’usage du numérique. Pour aller plus loin, internet sans craintes aidera aussi les parents inquiets. Mais rassurez-vous, si vous êtes venus jusqu’ici c’est que vous êtes sur la bonne voie !

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